Nouveau record à Saint-Louis-lès-Bitche. Ils étaient 396 coureurs au départ de la 6e édition des Foulées du cristal, organisée par l’Amicale des sapeurs-pompiers de Saint louis les Bitche.

Des coureurs venus en découdre sur ce parcours atypique de 10 km très apprécié, alliant la beauté des paysages traversés, mais surtout un passage inoubliable dans la halle verrière des cristalleries. Beaucoup d’habitués pour ce rendez-vous de fin d’été.

Mais aussi des petits nouveaux. « C’est la première année que des clubs sportifs allemands viennent participer. Notre course s’internationalise », constate Pascal Pacaud, l’un des organisateurs, avec une certaine fierté.

Participants en hausse

« Curieusement, nos Foulées sont une des seules courses du secteur ou le nombre de participants a augmenté cette année. Cela est très certainement dû à sa particularité : la traversée dans l’usine Saint-Louis », ajoute celui qui participe avec son épouse Martine à de nombreuses manifestations chaque week-end.

À 10 h, le départ est donné près du stade de football. C’est une foule compacte qui s’élance. Chaque coureur essaye de se placer au mieux pour contourner l’étang du moulin où la piste est relativement étroite. À la sortie du village, les premiers coureurs se démarquent déjà. Les plus rapides accélèrent. À la moitié du parcours, les coureurs atteignent le karting de Meisenthal où se situe le premier ravitaillement. Un petit raidillon et les coureurs reprennent la direction de Saint-Louis. D’abord par l’ancienne voie ferrée reliant Meisenthal à la cité cristallière, puis vient la vallée verdoyante qui débute la traversée du village et les jardins filtrants de la manufacture.

À travers l’usine

« C’est une des parties les plus dure de la course. Un long faux plat dans l’herbe, qui ralentit beaucoup les coureurs », se souvient Pascal Weisslinger, président du CAN (Courir avec Nous) de Sarreguemines, le club le plus représenté hier à Saint-Louis.

À un kilomètre de l’arrivée, le passage dans la halle verrière, où les coureurs frôlent le four à pots et son cristal en fusion à 1 500 °C, à quelques mètres du musée du Cristal. Une belle immersion dans le patrimoine local et une bouffée de chaleur énorme. Mais aussi probablement l’explication de la présence toujours plus nombreuse de sportifs à cette compétition. Après 32’53’’ de course, c’est Rémi Mayer, le sociétaire de l’ASSA Sarreguemines qui termine en tête, ne parvenant toutefois pas à battre le record de l’épreuve détenu par Christophe Klein (31’19’’), absent cette année. Du côté des féminines, la Sarrebourgeoise Nathalie Laschweng remporte l’épreuve en 40’16’’.